Tenmonkan

À des journées remplies succède une journée vide. J’avais prévu d’aller sur l’île de Sakurajima mais d’une part j’ai une forme de type bof, de celles qui font se recoucher, et d’autre part il pleut au matin. Moins de scrupule donc à ne rien faire en ce jour. Autant qu’il pleuve aujourd’hui plutôt qu’un jour où il fait beau, disait un humoriste tellement vieux qu’il est mort (je pense qu’il aurait adoré cette phrase).

Je sors tout de même prendre l’air avant la nuit, et réserver le train pour de demain, qui partira avant l’heure à laquelle mon voisin au boulot se lève! En principe je pars à l’est de Kyûshû.

N’ayant rien à raconter sur cette journée, je vais écrire rapidement sur le quartier de Tenmonkan où se trouve mon hôtel. Choisi comme lieu de résidence car 1/ à mi-chemin entre les deux gares de la ville, 2/ réputé pour être vivant et pourvu de multiples restaurants, et enfin /3 pour le prix incroyablement bas de mon hôtel. Environ 40€ par jour. Comme si la chambre était comprise dans le prix du petit-déj.

En débarquant de l’aéroport, de nombreux indices m’ont fait comprendre qu’en fait Tenmonkan était également le quartier de la nuit, le quartier du divertissement des adultes.

Par exemple un hôtel proche a des chambres à 3000 yens… les deux heures, c’est un signe. Pour la nuit complète c’est 7000 yens. Si tu prends une chambre pour la nuit en comptant dormir, oublie pas tes boules Quiès et amène un casse-croûte, ils font pas le petit-déjeuner. C’est ce qu’on appelle ici un love hotel. Cela n’a rien de glauque. La prostitution doit y être très marginale, c’est juste un lieu pratique (voire ludique) où peuvent se retrouve les couples qui n’ont pas forcément d’autres possibilités. Les love hotels ont souvent des façades et des noms tape-à-l’oeil.

En approchant de mon hôtel, je vois que son nom est écrit sur une façade rose… je commence à rigoler, mais fausse alerte, c’est un business hôtel tout ce qu’il y a de classique, avec des salarymen et tout. Je l’ai réservé très tard, et il était bradé car sous-rempli. Et quand il y a beaucoup de chambres vacantes, ces hôtels préfèrent accueillir des clients qui restent une semaine: moins de mouvements à la réception, moins de ménage à faire. car il n’est fait qu’à la demande.

Et donc dans les quelques rues alentours c’est une succession d’établissement n’ouvrant qu’à 20h et dont les noms évocateurs laissent peu de doute quant à leur finalité. C’est parfois moins discrets, avec quelques posters montrant de belles femmes habillés de belles et courtes robes, ou de belles femmes habillées en bunnies et autre cosplay. A côté, le bar à hotesses le “club dix – second” à l’air très bien d’après leur Insta c’est une déclinaison du “club dix”.
Le “club dix #3”, le “club dix 22” et le “club dix V” seront encore mieux.

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1 Response to Tenmonkan

  1. Will's avatar Will says:

    Je parie que ça passe pas en note de frais :/

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