Takachiho

Après la journée à Usa, je décide de me réinscrire à l’excursion dont j’avais raté le départ. Mais en me promettant de garder les deux yeux fixés sur la montre,

Je ne suis pas très friand de faire des sorties avec un groupe hétérogène d’inconnus, à suivre en lemming un porteur de drapeau coloré avec un gilet jaune, mais il s’agit d’aller au nord de la préfecture de Miyazaki, voir des gorges qu’il est compliqué d’atteindre sans passer une nuit proche ou sans véhicule. Et vu la route, c’est moyen sérieux si on n’est pas du coin!

C’est donc au sein d’un groupe d’une vingtaine de personnes, majoritairement jeunes et chinoises que je prends le car. Le dawa: il y a une quinzaine de départs de cars en même temps, chacun avec son groupe qui cherche où est bus et où est le guide et le guide qui cherche où est son groupe.
La guide de la journée est chinoise, mais elle fait aussi les annonces dans un anglais impeccable. Le chauffeur est impayable, à mette des masques différents à chaque halte. Il n’y a pas de relous dans le groupe (ou alors c’est moi?).

La route que nous prenons passe tout près du mont Aso, côté sud, m’offrant un angle différent.

Nous faisons un premier arrêt au sanctuaire Kamishikimi Kumanoimasu, qui bien que possédant beaucoup de syllabes est un petit autel, en haut d’un escalier de 260 marches en pierre. Tout a fait charmant et à l’écart. Sa notoriété a explosé après qu’une mangaka de Kumamoto y ait placé l’action d’un manga, adapté ensuite en dessin anime. C’est la dessinatrice du renommé Natsume Yûjinchô / Le Pacte des Yokai.

J’aurai tant aimé découvrir cet endroit sous la pluie pour magnifier davantage encore cette ambiance née des vieilles pierres des marches et des lanternes, de la mousse, des feuilles tombées, de toute la végétation. Luxuriante dit-on.

Encore plus haut une grande cavité creusée dans un rocher nommé Ugetoiwa, qui aurait été faite par un démon à coup de pieds (il chaussait pas du 2), dit-on.

Ensuite, nous entrons dans la préfecture de Miyazaki. Nouvel arrêt pour le repas à Takachiho, admirer le sanctuaire Amano Iwato dedié à Amaterasu, la déesse du Soleil et ancêtre de la famille impériale, dit-on.

Ici le lieu mythique n’est pas en haut d’un escalier, mais en bas d’un escalier. C’est un petit autel et son torii dans une caverne. Caverne dans laquelle Amaterasu se serait cachée, plongeant le monde dans les ténèbres, dit-on.

Tout autour de petites pierres plates empilées forment des silhouettes humaines ou autres, selon l’inspiration et le talent des artistes improvisés de passage. On retrouve ça un peu partout dans le monde, mais ici c’est encouragé.

Vu qu’il doit bien faire 5°, pour me réchauffer je m’offre une petite glace locale à la mangue locale également, avant que nous ne rejoignons la dernière étape, les gorges de Takachiho.

Elles sont très différentes des gorges de Geibikei, découvertes il y a deux ans avec ma daronne. Là où ces dernières étaient larges et longues, là il ne s’agit que d’une ouverture dans la roche, de largeur très variable, mais creusée sur une hauteur impressionnante. Et on remercie et on applaudit le mont Aso pour ton activité volcanique. On peut s’approcher d’une cascade nommée Minainotaki, en ramant soi-même avec ses bras sur des barques à louer. À Geibikei nous étions mus en paquet de 20 sur une barge par un batelier-chanteur équipé d’une perche. Le bâton, pas le poisson ou la région.

C’était la dernière journée de ces deux semaines à écumer Kyûshû. Demain, train pour Okayama, une petite halte avant de finir par quelques jours à Tôkyô.

un petit gingko.gif maison.

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1 Response to Takachiho

  1. Will's avatar Will says:

    Han faire et damnation ! J’avais zappé ce post là.

    C’est tellement le genre d’endroits que je recherche en général. Et je l’avais repéré.

    A mettre dans le voyage n°3

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