Retour à Matsushima

La baie de Matsushima fait partie, avec le torii marin de l’île de Miyajima et la langue de terre d’Amanohashidate, des trois plus célèbres vue du Japon. C’est celle qui manquait encore à Valentine.

Notre léger petit déjeuner, mangé dans le train, ayant été… euh… léger, c’est avec une faim de loup que nous arrivons à la gare Matsushimakaigan. Après un bref passage en revue des restaurants disponibles, on choisit une échoppe de Ramen spécialisée dans les fruits de mer. À l’intérieur, un unique bonhomme s’occupe de ses fourneaux, de l’accueil des clients, de servir, de nettoyer les tables, de rédiger et d’encaisser les notes. Un vrai homme-orchestre. C’est bondé. On attends. Un bout de comptoir se libère. Zou. Un peu intimidés par les ramens aux palourdes, on opte tous les deux pour un Wakame Ramen, option sel pour Valentine, shoyu (soja) pour moi. 10 minutes plus tard on se retrouve avec chacun un plat de nouilles qui remplirait une bonne bassine. C’est dans un silence uniquement brisé par quelques slurps (avec projection de bouillon) que nous dévorons ce plat aussi pantagruélique qu’exquis. Sans que nous fassions vraiment la course, Valentine termine son plat quelques secondes avant moi! Il ne reste rien dans nos deux bols. Oishikatta desu lance Valentine quand nous partons. Ouais, c’était bon.

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À peine sortis du restaurant, il n’y a pas de digestion qui soit! On monte vers le parc Saigo Modoshi no Matsu pour avoir un point de vue en hauteur sur la baie. Je n’y étais jamais monté avant, mais la vue n’est pas aussi saisissante que depuis la mer.

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En redescendant, nous passons voir le temple Zen Zuigan-ji. Le chemin qui y mène est longé de grottes qui servaient jadis de tombes pour les cendres des défunts. Nous franchissons plus tard un petit pont pour rejoindre une des îles de la baie, Fukuurajima.

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Il est trop tard pour prendre le bateau qui nous aurait amené à Shiogama, nous devons nous rabattre sur une sortie en mer de 45 minutes dans la baie. On passe assez proche des 200 îles dont la plupart sont couvertes de pins, donnant son nom au lieu (matsu: pin, shima: île). Cette fois-ci, bonheur, il n’y a pas un groupe de glands passant son temps à jeter des gâteaux aux mouettes, avec risque d’averse de guano par la meute attirée.

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Alors que l’orage gronde, nous sommes de retour via un train local à la grande station de Sendai. Nous avons une heure sur notre réservation de Shinkansen pour revenir à Tôkyô, assez pour aller au Pokémon Center afin de ramener des goodies à Laszlo. Nous sommes alors surpris par une averse. Les averses ici, ça fait pas semblant. En coupant comme on peut à travers un centre commercial on parvient à la gare en n’étant trempés. Pas jusqu’aux os, faut pas exagérer, mais jusqu’à la peau quand même.

Il ne pleut pas sur Tôkyô mais à partir de demain cela pourrait se gâter. Si on ne peut plus faire de grandes sorties natures, on trouvera bien à s’occuper plus à l’abri.

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Kanazawa: Kenrokuen et histoire de Toto

Le lit de nos chambres à Kanazawa étant à lui seul plus grand que la surface complète de nos chambres d’hôtel à Tôkyô, nous passons une bonne et longue nuit. Pour faire office à la fois de petit-déjeuner et de repas du midi, on re-tente, dès l’ouverture matinale, d’aller à Mori-Mori Sushi. Il n’y a que 12 personnes devant nous, on prends place au comptoir. Jamais de ma vie je n’ai mangé d’aussi bons sushis, même à l’Hinoki (où ça coute 5 fois plus cher). Il s’agit d’un restaurant de type Kaitenzushi, c’est-à-dire que les différents sushis sont placés sur de petites des assiettes qui circulent sur un tapis roulant qui passe en boucle devant les clients. Chacun prends les petites assiettes qu’il veut. Il est aussi possible de commander sur un écran (iPad™) des sushis spéciaux, qu’un chef nous remet dès qu’il l’a préparé, également sur sa petite assiette. À la fin du repas, on appelle un serveur qui compte et scanne les assiettes pour totaliser ce que l’on doit payer. Nous avons gouté d’un peu de tout, y compris des sushis de sardine, que Valentine s’apprête à manger sur la photo. Mais le meilleur restera les sushis de thon rouge légèrement poêlés. Notez le robinet en arrière plan, il distribue de l’eau chaude, la petite boite marron derrière (désolé du jeu de mot, la boite est marron et vraiment derrière) contient de la poudre de thé vert que l’on peut prendre à volonté.

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Sardine crue, même pas peur

Nous n’en n’aurons eu que pour 3200 yens à nous deux (25 euros) pour 12 sushis chacun. Rapport qualité/prix incroyable, c’est à se demander comment ils gagnent de l’argent; Il y a 5 chefs sushis derrière le comptoir, et autant de serveurs en salle.

Nous digérons en marchant à travers le parc du château de Kanazawa vers le Kenroku-en, un des plus célèbres jardins du Japon. C’est splendide et reposant. Pour supporter la chaleur, on se prends des kakigori Mangue et Fraise si vous voulez tout savoir, curieux que vous êtes.

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Nous passons ensuite à quelque chose de complètement différent, le musée du 21éme siècle d’art contemporain. Les caisses sont fermées, mais comme l’extérieur et une partie de l’intérieur est ouvert au public, on pense que c’est gratuit. Nous tombons à un moment sur un escalier qui descend: C’est surement là que se trouve l’entrée des galeries, pense-je. En fait ça donne sur… un parking souterrain. Ouf, il y a aussi des toilettes que nous visiterons pour faire comme si on s’était pas planté, et qu’on était descendu exprès pour se soulager. Super les toilettes d’ailleurs: Les lavabos tout-en-un y dispensent automatiquement du savon quand on s’approche d’un premier robinet, de l’eau quand on s’approche d’un second robinet, et de l’air chaud pour se sécher les paluches. Il n’y a jamais contact avec quoi que ce soit, plutôt hygiénique, vive TOTO! Bref, on comprends maintenant, 20 minutes après y être entrés, que le musée est fermé. En remontant l’escalier du parking, on croise d’autres personnes qui descendent. On rigole, ils doivent croire que ça donne sur des galeries du musée, ces cons. La plupart iront aussi aux toilettes.

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Nous allons ensuite voir deux temples proches, l’Oyama Jinja et l’Osaki Jinja. Le premier possède une porte d’une forme originale, et avec des vitraux. Le temps est passé très vite en cette journée où nous aurons avalé autant de sushis que de kilomètres. Il est bien possible que je revienne dans le coin un jour pour y passer plus de temps, car il reste encore matière à s’émerveiller dans cette ville et sa périphérie.

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Kanazawa accueille le Shinkansen depuis le 15 mars 2015. C’est dans un modèle flambant neuf de type W7 que nous reprenons le chemin de Tôkyô. Arrivée prévue, et donc assurée, à 21h10 en gare d’Ueno. Le temps sera passé vite, à écrire et publier ce billet. C’est la dernière ligne droite de ce voyage génial. Il reste 96 heures, qui seront assurément bien remplies elles aussi.

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Kyôto Manga

Cette journée marque notre départ de Kyôto. C’est avec beaucoup de nostalgie que nous quittons nôtre ryokan. La gentillesse du personnel, le calme des lieux, le rituel de la mise en place des futons le soir,  et de bols de nouilles partagés, Moundir, tout cela va nous manquer.

La journée sera très calme: Nous avons besoin de récupérer, et une migraine n’arrange rien à l’affaire. Du côté piqure de méduse, ça va mieux. Après avoir réglé l’envoi par Takkyubin de nos lourds bagages à Tôkyô, où nous retournons après-demain, on charge dans nos sacs à dos avec le nécessaire pour 24h. Direction le Nishi Honganji… à 200m. Le moment est bien choisi, nous surprenons deux cérémonies bouddhistes. Des souvenirs du Mont Koya me reviennent…

Se déplacer avec des sac à dos remplis étant pénible avec la chaleur, on décide de passer à la gare trouver une consigne automatique. Une aventure commence. De tous les coin-lockers que nous faisons, aucun n’est libre. Je me rappelle que le côté sud de la gare, moins fréquenté, en possède des tas. Après être passé par tous les couloirs possibles de la gare, on constate que là aussi, c’est la pénurie de consignes. D’autres sont également à l’affut d’un endroit où déposer son bagage. C’est la guerre: en cherchant la présence de la petite clé orange, signe de disponibilité, on repère où sont les autres prospecteurs. Nous sommes en pleine Épreuve d’Orientation de Koh-Lanta, quand deux merdiers ont déjà été trouvés. Finalement on trouve un spot.

D’un coup de métro, on part vers le nord de la ville. Le temps de manger chacun un plat d’Unagi, nous nous rendons, non pas à l’ennemi, mais au Musée du manga de Kyôto. Valentine et moi sommes dans notre élément. Avant d’être un musée, c’est surtout une gigantesque bibliothèque de 50,000 volumes et à l’exception des plus rares, ils sont consultables sur place à loisir. De fait, les endroits où s’assoir sont pris d’assaut par des lecteurs avides. Il y a un espace avec des mangas traduits mais pas bien grand, et une expo temporaire sur la guerre, cohérent avec la commémoration des 70 ans de la fin de WW2.

L’après-midi passé vite, nous retournons à la gare récupérer nos sacs et prendre un train express en vers Kanazawa. L’hôtel où nous atterrissons est de standing. Chacune de nos chambres est probablement plus grande qu’un appartement correct à Tôkyô.

Pour le repas du soir, on essaie un restaurant de Sushi (recommandé par Machiko-san et super bien noté sur différents sites communautaires), mais il y a déjà une trentaine de personnes à attendre d’y avoir une place. La faim étant plus grande que notre patience, on jette notre dévolu dans un restaurant d’Okonomiyaki. Valentine opte de goûter des Butayakisoba (Yakisoba de porc), moi une Okonomiyaki crevettes et calamars. Et ben mazette, quel délice!! Pouvoir gérer nous mêmes la nourriture sur la zone de cuisson encastrée sur notre table est très amusant.

Billet court, pas de photos, demain on rattrape ça. Bisou, lecteur éventuel.

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La pose du Matanozoki

Une autre des trois vues les plus célèbres du Japon, c’est le bras de terre à Amanohashidate (« Bras du Ciel »). À la bourre!!! Nous passons le portique de contrôle de la gare principale de Kyôto 2 minutes avant le départ du train prévu, ralentis que nous fûmes (c’est pas du belge, c’est du nippon) par le mollet de Valentine. Nous voyons alors lAmanohashidate  en face de 31… Le numéro du quai. Par chance le quai est tout proche de là où nous sommes, nous piquons un sprint sans trop y croire, juste à temps pour confirmer que c’est le bon train auprès du contrôleur qui s’apprète à donner le départ. Le train démarre avant que nous n’ayons le temps de nous assoir. C’était très rigolo.

C’est toujours un peu compliqué de se rendre à Amanohashidate car le même train est opéré par deux compagnies. La réservation va de bout en bout, mais en sortant à destination il faut payer pour avoir utilisé le dernier tronçon. Notre passe n’est valable que pour la compagnie ferroviaire principale du Japon, JR.

Je reconnais le Chion-ji peu après la gare, quasiment sur une plage. On retrouve les mêmes jolis éventails accrochés aux sapins.

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Un bateau nous emmène de l’autre côté en deux poignées de minutes. L’achat des billets pour le bateau est fastidieux: Impossible de discuter avec un distributeur où aucune inscription en anglais ne donne le moindre indice sur à quoi servent les boutons. Finalement, un homme derrière nous vient à notre secours:billets pour le bateau, bateau A/R, bateau + transport jusqu’à un belvédère plus tard. On a nos billets, et nous sommes les derniers à monter sur le bateau avant qu’il ne parte. Le brave monsieur n’aura pas été récompensé car il devra attendre le bateau suivant. Gentil monsieur, si un jour d’aventures tu lis ce blog: Pardon. Et surtout, qu’est ce que tu fous là?

Après avoir mangé quelques sushis, nous prenons un cable-car pour rejoindre le belvédère qui donne le meilleur point de vue sur la mer et le bras de terre qui la scinde en deux. Le spectacle est aussi amusant qu’il y a 3 ans: Tout le monde, chacun à our de rôle se met dos à la mer et regarder entre ses jambes. C’est plus dur pour les filles en jupe et les vieux messieurs qui craquent de partout, mais tout le monde le fait, nous y compris. Cette pose s’appelle ici Matazonoki.

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Nous prenons ensuite un bus qui nous conduit au temple Nariaiji. Je l’avais fait à pied, et ben c’est moins fatigant en bus, kilukru! En haut ce n’est pas la foule, le temple est vraiment perdu en haut de la montagne. Une vue encore plus dégagée s’offre à nos yeux au bout d’un chemin pentu (de type: vers le haut). Un peu à l’écart du temple se trouve une pagode que l’on ne voit pas tout de suite à travers les arbres, si ce n’est au dessus.

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Re-bus. Nous ne faisons pas la descente en cable-car mais en télésiège à une place. Aucun danger, le sol n’est jamais très loin, et ça ne va pas bien vite. Il ne manque qu’un balai devant pour que nous ayons l’impression d’’être dans Happy Rotter.

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C’est à pied que nous franchirons la bande de terre au retour. Plus de 8000 pins y créent de l’ombre salvatrice. Côté ouest il y a une longue plage de sable blanc, par endroits également protégé par les pins. Nous avions prévu le coup, et le temps de nous changer, nous nous retrouvons dans l’eau. Elle est si chaude qu’on ne ressent même pas la différence avec la température de l’air. Nous y resterons une bonne heure, pendant laquelle Valentine se fera piquer par une méduse, avec une marque bien impressionnante sur le dos. Ensuite c’est séance de coma sur le sable en attendant train du retour, dans lequel commence la rédaction de ce billet.

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Nara & Gear

La destination du jour, c’est Nara, capitale du Japon au 8ème siècle. La ville n’est qu’à une heure de train de Kyôto, et possède une ligne de bus qui fait une boucle en passant proche de pas mal de sites intéressants. Les daims sont très nombreux dans les parc et proches des temples. S’ils sont bien éduqués sur le code de la route (ils traversent sur les passages cloutés), ils font popo partout.

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Nous descendons du bus non loin du Kasuga Taisha, un grand complexe Shintô. En coupant à travers le parc nous tombons en plein milieu d’un tournage. À notre approche un des gardes qui délimitait le périmètre doit entendre dans son oreillette quelque chose comme “Yamada-san, nous avons une possible situation. Deux individus de type homme et femme se dirige vers vous. Intervenez. Attention, il s’agit peut-être de chinois ! Je répète, de chinois”. Yamada-san n’écoute que son oreille et son courage, et s’approche, nous faisant signe de passer plus loin. Nous ne saurons pas s’il s’agissait du tournage d’une émission de TV, d’un drama ou du nouveau Spielberg.

Les chemins alentours et les intérieurs du Kasuga Taisha sont parsemés d’alignements de lanternes, tels des menhir à Carnac (petite pensée du côté de Marina). Nous apercevons des Mikos qui passent ou officient dans les boutiques du temple.

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Le cumul des marches gravies et descendues hier, et de notre sortie à Miyaji a laissé des séquelles. Valentine souffre des mollets, nous marchons lentement pour moins tirer sur les muscles. Comme repas du midi, nous mangeons local: Porridge de riz et herbes de saison, Sômen, etc.

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Ça c’est le porridge de riz de Valentine. Dans les feuilles il y a du riz gluant et du maquereau (cuit)

Vers le Todai-ji, nous sommes arrêtés par une femme accompagnée d’enfants de 8 ou 9 ans qui nous posent des questions en anglais, pour remplir un formulaire: D’où venons-nous, quel lieu voulons-nous visiter au Japon, quel plat voulons-nous manger au Japon, etc. On répond en japonais, ce qui est plutôt idiot car à l’évidence c’est une sortie scolaire pour l’apprentissage de l’anglais. Sorry guys.

Le Todai-ji est, reconstitué, ce qui fut le plus grand bâtiment en bois du monde. Difficile d’imaginer quelques choses de plus grand que cela. Le Bouddha qui se trouve à l’intérieur fait 15m de haut, il ne passe pas par la porte.

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Nous faisons  une visite à la pharmacie pour essayer de trouver de quoi soulager les mollets. Je recherche comment on dit “muscle” avant de parler à celui qui doit être le pharmacien. Déduction faite de deux indices: 1. Il porte une blouse blanche. 2. Il est derrière le comptoir d’une pharmacie. On arrive à ce comprendre, quitte à utiliser des gestes et des sons. Ainsi, un pulvérisateur en spray se dit, en japonais, un pssschit (penser à mimer l’appui avec l’index en le disant).

Nous rentrons à Kyôto pour assister au spectacle ギア/GEAR, pour lequel j’avais réservé des places sur les conseils de David, rencontré il y a quelques mois chez Anne-Christine. Le show est entièrement muet, et vraiment formidable. Évidemment, on ne le recommande pas à Gilbert Montagné. C’est un melting-pot difficile à décrire. Si on trouve des éléments de music-hall, de cirque et de danse, le décor et la technologie derrière (projection animées, utilisations ingénieuses de LEDs, etc.), tout est mis au service du FUN.

Pour le deuxième soir de rang, c’est bols de nouilles instantanés. Celles au curry de la chaîne 7/Eleven sont une tuerie. J’espère qu’il restera de la place vide pour en mettre quelques exemplaires dans la valise au retour, dans une semaine déjà.

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Uji, la ville du thé vert

Après la journée d’hier nous avons masse-gratiner jusqu’à 10h! On choisit de ne partir qu’après 2 tournées de lessive. Je me sens comme Nabilla lisant le manuel d’une fusée Soyouz en russe devant la machine à laver en libre-service: Tout est en japonais, avec des idéogrammes et tout, hein.

À midi on choisit un restaurant un peu plus haut de gamme qu’à l’accoutumée. Chacun de nous a un assortiment de différents plats, dont des sashimis et des tempuras. C’est la première fois que Valentine goûte cette spécialité japonaise. Pour l’instant il n’y a rien qui lui ait déplût. J’espère trouver du nattô quelque part. <rire sardonique>

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Nous prenons la direction de Uji, à une vingtaine de minutes de train, principalement pour y visiter le Byôdô-in, temple bouddhiste millénaire. Dans les jardins, le pavillon du phénix trône au centre d’une marre. À l’intérieur se trouve une imposante statue en cuivre d’Amida. La chaleur qu’il fait dans la pièce est difficile à supporter, au point que des éventails sont prêtés.

Wikipedia Fact of the Day: Le pavillon du phénix apparaît sur les pièces de 10 yens.

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Uji est très renommée pour son thé vert et, ça tombe bien, il est possible de boire du matcha dans l’enceinte du Byôdô-in. C’est une nouvelle première pour Valentine. Notre thé est accompagné de deux petits gâteaux sucrés, qui atténuent l’amertume du matcha. Le thé est autrement plus crémeux que celui que j’arrive à produire chez moi, même avec le matos adéquat.

En sortant, nous allons un peu plus au nord voir un temple shintô, l’Uji-jinja, en franchissant la rivière qui donne son nom à la ville. Le pont qui enjambe la rivière est peint dans la couleur caractéristique du Shintô. La plupart des commerces dans les rues que nous prenons ont un rapport avec le thé. Ce ne serait pas sérieux de prendre une glace au sencha mais nous sommes faibles.

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En revenant vers Kyôto, nous descendons à la gare d’Inari pour visiter le Fushimi Inari Taisha. Je m’y étais déja rendu un matin de 2011. Là l’ambiance est différente car le soleil est sur le point d’aller piquer son roupillon quotidien au dessus de nos têtes, pour aller bronzer d’autres keums plus à l’ouest.

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Pas trop inquiets par l’heure déjà tardive, nous montons jusqu’au Mont Inari. On passe sous des milliers de toriis pendant le crépuscule. Sur le chemin, nous croisons de nombreux chats sauvages vivant dans les abords, mais ils ne laissent pas approcher facilement. les gredins Quand la nuit est tombée, des lanternes et des lampadaires éclairent assez pour que l’on puisse suivre le chemin sans risquer de rater une marche. Il faut quand même rester concentrés. L’atmosphère est assez magique, d’autant plus que le site est immense et assez désert à présent.

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Nous serons restés plus de deux heures dans ce sanctuaire, avec des frayeurs dûes à quelques frelons passant au nez et à l’absence de barbe de Valentine. Mais pas n’importe quel frelon. Note pour Sophie, ne clique pas sur ce lien: [Le frelon Japonais].

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Miyajima 2: À fond la randonnée!

Je repose enfin les pieds sur l’île de Miyajima, 4 ans après ce qui fut une des plus belles journées passées à voyager Japon. Le torii marin, symbole de ce lieu de pèlerinage pour beaucoup, est une des 3 vues les plus célèbres du Japon. Ce n’est pas volé.

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Immédiatement après avoir acheté beaucoup beaucoup d’eau nous entamons la montée vers le point culminant de l’île, qui offre une magnifique vue sur la baie de Hiroshima. Après un peu de grimpette tranquilou, une remontée mécanique nous rapproche du sommet. Plus nous prenons de l’altitude, plus nous distinguons la baie et ses nombreuses îles.

La station finale de la remontée mécanique est à 30 minutes de marche du sommet. Alors que nous rachetons quelques boissons supplémentaire, le distributeur nous prodigue un encouragement pour cette marche, en plus du traditionnel merci. Sympa comme tout cette machine.

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Comme nous le laissait présager un dessin marrant, ce n’est pas 30 minutes faciles. On accuse carrément le coup, moi et pote le chiffon à sueur. On fait souvent des pauses lui et moi, en utilisant mon stratagème breveté de faire semblant de prendre des photos pour juste récupérer. Par contre Valentine ne paraît pas affectée par les marches qui s’additionnent.

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En montant, nous rencontrons un daim isolé, bien loin de ses congénères qui affectionnent les abords du débarcadère car ils y trouvent facilement à manger. On en a vu un, en débarquant, chiper le plan de l’île qu’un étourdit tenait à la main. Sachez-le, ça peut vous servir un jour à Questions pour un Champion, le Daim est un gros morfal qui se nourrit même de papier.

Avant le sommet, passage par un pavillon bouddhiste qui abrite une flamme mythique, allumée par Kûkai himself, et qui dit-on ne s’est pas éteinte depuis 1200 ans. La légende dit que l’eau bouillie sur ce feu peut guérir tous les maux. Mais fait-elle de meilleurs Ramen?

À la manière d’un cierge dans une église, on peut acheter une bougie et y marquer un souhait, une prière, avant de l’allumer et de la laisser là. Valentine sacrifie à cette tradition.

Un peu partout par terre se trouve de petites figurines de Jizô en pierre pas toujours sérieuses, et souvent affublés d’accessoires.

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Arrivés au sommet, nous prenons quelques minutes pour récupérer et nous émerveiller du décor autour. Ainsi que manger une barre énergétique car notre indicateur de charge interne clignotait. Comme chemin retour, je propose à Valentine celui qui passe par le temple bouddhiste Daishô-in: Motivée.

Sur les 2 heures de chemin pour atteindre le temple, nous n’aurons été dépassés que par une personne, et n’auront croisé qu’une poignée de courageux montant par là. Une américaine qui demande si c’est encore loin. Sorry, but… yes. La descente offre de bien beaux panoramas.

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Le Daishô-in est composée de multiples bâtiments entrelacés d’escaliers qui cassent les jambes.

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L’heure tourne, il est plus 16h quand nous redescendons vers le temple Shintô qui fait face au torii dans la mer, le sanctuaire d’Itsukushima. Les bâtiments sont tous sur pilotis, mais à marée basse, ce n’est pas la même ambiance vénitienne.

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Quand nous reprenons le ferry pour revenir sur l’île d’Honshû, nous avons très peu de temps pour arriver avant la fermeture du musée mémoriel de la paix d’Hiroshima, à 18h30. Impossible de trouver la ligne de tramway adéquate, on doit se rabattre sur un taxi, car je tiens à ce que Valentine puisse voir le musée. Le chauffeur est sacrément dur de la feuille. J’ai beau lui parler à 5cm des escalopes, il faut répéter plusieurs fois. Il me montre un papelard avec ses destinations les plus fréquentes pour que je confirme le nom du doigt. Papelard qu’il scrute en conduisant, pile devant ses mirettes. Donc entre lui et la route. Donc entre NOUS et la route. On arrive néanmoins en deux morceaux respectifs 40 minutes avant la fermeture, et 10 avant que les portes d’entrées ne ferment.

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Le musée est en travaux, avec des exposition moins vaste qu’il y a 4 ans, mais il prends toujours aux tripes avec la même de force. Nous ne trainons pas trop ensuite sur le parc qui fait face au musée. Demain c’est la commémoration des 70 ans de l’explosion et il y a une répétition protocolaire. Valentine passe voir le lieu consacré à Sadako Sasaki.

Nous sommes tous les deux complétement crevés de la journée quand nous nous réfugions dans le premier restaurant d’Okonomiyaki disponible, au 2ème étage d’un bâtiment. Nous sommes chaleureusement accueillis dans ce resto à l’évidence tenu par une famille. Il est 19h30 et de la journée nous n’avons mangé que des barres énergétique et des viennoiseries. Vraiment pas bien géré de ma part, mais notre appétit n’en est que décuplé. Encore un plat japonais dévoré par Valentine, avec les baguettes. Je ne peux finir ma “Supeshiaru” (“Special” en anglais japonais).

Il nous faudra prendre 2 tramways et le train avec un changement à Ôsaka pour revenir à notre base Kyôtoïte  à 23h30. Avec de la caféine et quelques louzous pour tenir le coup. Ce fût une journée marquante mais aussi très fatigante. Pourtant Il me semble que plus la fatigue est grande, plus le billet écrit est long. Ce n’est pas logique. À moins que ce ne soit le signe qu’il y a matière à raconter.

Bref, demain c’est grasse mat’.

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Bamboo yori Dango

Le pavillon d’or, ou Kinkaku-ji est un des lieux emblématiques de Kyôto. Nous y allons en bus pour ménager un peu nos pieds et gagner du temps. La foule est là, et parmi elle notre pire ennemi, le touriste chinois. Oui, celui-là même qui ne te calcule pas quand il passe entre toi et le sujet que tu t’appliques à cadrer. Celui-là qui te vole ton tour quand tu attends. Celui-là qui ne comprends rien quand tu lui parles en japonais. Pour lui, le japonais c’est du coréen.

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Après cette visite, nous allons au Ryôan-ji, temple bouddhiste célèbre pour son jardin de pierres. Avant d’y entrer, ce sont des jardins verts et bien vivants que nous traversons. Les nénuphars, la mousse, les pins,  les zérables, les zinsectes, tout est beau. Devant le jardin de pierres, après 10 minutes je ne serais pas choqué que Valentine me lance un “Bon, c’est quand qu’on décarre?” mais non. Peut-être a-t’elle trouvé la plénitude.

Des Omikujis en anglais sont disponibles, c’est une bonne raison pour en acheter. Il s’agit d’une divination sur papier à propos de son avenir. Si le présage s’avère bon, on le garde sur soi, dans le cas contraire on peut l’attacher un endroit prévu à ce effet dans le temple, par exemple à un arbre. Valentine obtient un good, moi un excellent. et toc.

thumb_DSCF3526_1024  thumb_P1070569_1024thumb_DSCF3518_1024 Ensuite nous allons vers l’ouest afin de prendre un train scénique qui s’écarte des routes pour longer la rivière Hozugawa. Bonne nouvelle, le taux de chinois est très faible à bord et le restera pour le reste de la journée. Le petit train ne comporte que 5 wagons. Dans le sens retour, nous sommes dans le premier wagon qui est à l’air libre, c-a-d qu’il n’y a qu’une simple armature métallique pour contour.thumb_P1070630_1024thumb_P1070640_1024 Revenus à la gare de départ, nous allons dans une forêt de bambous pour un autre changement d’ambiance. Un temple Shintô particulièrement coloré attire notre attention. Au sortir de la forêt on rencontre un groupe de jeunes turbulents et très bruyants, parlant espagnol. Tiens donc, comme ça m’étonne!!! Sur ce point là, ils se comportent comme des chinois, mais en sympa quoi (à lire avec la voix de Steven Le Roy). Plus loin, l’un de nous s’essaie à une prière, mais c’est un epic fail .
Vidéo en bonus à la fin de ce billet.

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La nuit tombe alors très vite, il est trop tard pour aller voir le parc de singes de l’autre côté du pont Togetsuyoko. On s’offre un bâtonnet de dangos, une friandise à base de pâte de riz. Valentine en mange un avant même de demander ce que c’est. Je le note.

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Bonus.

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Patience à Kyôto

Nota: Ce billet a failli s’appeler “Kyôto à la lanterne”.

Avant de partir pour Kyôto, nous allons dans le parc d’Ueno, aussi célèbre pour ses sans-abris que pour ses nénuphars. Nous croisons en nous y rendant un groupe de 4 personnes qui semblent soulager de rencontrer des gens parlant anglais. “Do you know any place where we can eat”? Je désigne de là où on vient. Genre partout autour de la gare. Genre à 300m. Ils prennent tellement ça pour une bonne nouvelle que c’est à se demander s’il n’ont pas erré des heures dans le parc pour en trouver la sortie. Peut-être y ont-ils passé la nuit à tourner  en rond. Savent-ils seulement que nous passés en 2015.

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Sur un plan d’eau, il est possible de louer barques et pédali (ou pédalos, désolé Maître Capelo). Un seul homme s’y adonne. YOLO!thumb_P1070468_1024thumb_P1070466_1024

Nous partons vers midi pour Kyôto avant 15h, c’est le baptême de Shinkansen pour Valentine. Nous sommes super bien accueillis dans notre Ryokan entourré de temples Bouddhistes. On se pose un peu pour récupérer de la chaleur, encore plus dure que dans la capitale. Ce n’est pas la méga forme pour moi, aussi quand nous sortons c’est nous le pensons pour ne pas rentrer trop tard. Finalement, nous ne sommes rentrés que vers 1h du matin.

Un orage au loin menace quand nous commençons par visiter le temple Higashi Honganji. Il est en ce moment en complète réfaction, mais la grande salle de prière du gigantesque bâtiment en bois inviterait le pire des béotiens à la spiritualité.

Beaucoup d’éclairs et de bruits de tonnerre au loin. En général au Japon, quand j’achète un parapluie, la pluie s’arrête. Cette fois, on anticipe avant même qu’il ne pleuve l’acquisition d’un pépin. Bien sûr il ne pleuvra que quelques gouttes. On traverse le quartier de Gion, sans croiser de Maiko, pour aller au temple Shintô Yasaka.

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En ce moment c’est au Japon la fête de Tanabata. Pour l’occasion, en 2 endroits de Kyôto, des paniers en bambous, illuminés, façon lanterne, sont mis à l’eau pour y dériver. Nous voyons en effet des attroupements se former le long de la rivière Kamogawa, un des 2 lieus prévus pour cette manifestation, entre 19h et 21h. Ce fut un tantinet plus compliqué que prévu.

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  • 18h45 On est en poste sur un pont en aval, belle vue sur la rivière
  • 19h00 On se dit qu’on sera mieux sur la berge
  • 19h10 Toujours rien, on va vers le lieu d’où les paniers vont être mis à l’eau
  • 19h15 Les préparatifs ne sont pas finis, on retourne en aval, 200m plus loin
  • 19h30 Peut-être qu’ils attendent qu’il fasse nuit?
  • 20h00 Il fait très sombre. Peut-être qu’ils attendent que plus de monde soit là?
  • 20h30 Plus de monde est là. Peut être qu’ils attendent de grouper tous les paniers en même temps plutôt que de les faire dériver un par un
  • 21h00 Il y a un problème, c’est censé finir maintenant. On vérifie, ahah, c’est 21h30, idiots sommes nous d’avoir doutés

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  • 21h30 Il fait carrément nuit, toujours rien. Les lumières le long des berges sont assez féériques. L’orage, même sans pluie sur nos têtes a fait baisser la température, il fait super bon. C’est finalement agréable d’être assis dans l’herbe à attendre.
  • 22h00 Toujours rien… Mais de plus en plus de monde semble remonter en amont. Est-ce bon signe?
  • 22h30 Les jolis lumières le long des berges s’atteignent. Ah! Il se passe un truc, ça va commencer.
  • 23h00 Ou alors c’est annulé. Ou c’est fini
  • 23h15 Il reste encore beaucoup de monde assis comme nous, à attendre. Peut-être assurés qu’il va se passer quelques chose par qu’il y a beaucoup de monde assis comme eux, à attendre.
  • 23h30 On retourne là où les paniers illuminées sont mises à l’eau. Il n’y a plus de lanterne. On est en pleine whatthefuckie.

Je demande quand même à deux reprises si c’est terminé ou quoi. Oui c’est terminé. OK, on rentre. Si on n’a pas vu passer la queue d’une lanterne, on se sera plutôt bien marré en attendant… rien.

Et plutôt que d’acheter dans une superette de quoi manger une fois rentré au Ryokan, on entre dans un restaurant 24/24 pour nous remettre de ces absences d’émotions lanternesques. Il faut commander à l’entrée sur une machine où les photos des différents plats possibles s’affichent. Ici on paye avant de manger donc. Le Rost Hamburger (2 steaks hachés) de Valentine et mon Tonkatsu sont plutôt sympa. Évidemment il y a de la soupe, du riz, du Tofu, des crudités (maintenant Valentine “sait” que Wheat veut dire Maïs).

(Valentine ne fait pas la grimace ici, c'est sa vraie tête)

(Valentine ne fait pas la grimace ici, c’est sa vraie tête)

Je suis particulièrement fier d’avoir réussi à demander en Japonais “S’il vous plaît, en ce qui me concerne je n’ai pas de problème à utiliser des baguettes, mais la jeune fille là aimerait bien un couteau et une fourchette pour manger ses steaks hachés de manière chrétienne”. Bon, ce n’était peut-être pas exactement comme ça que je l’ai demandé, mais en tout cas il a tout bien compris.

Bref, on est pas rentrés tôt. Il est 2h50 au moment où je finis ce billet, Ça va mieux la tête, Valentine dort déjà  sur son futon et à mon tour d’y aller.

 

 

 

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Et bains dis donc

Robuste petit déjeuner japonais dès le lever. De quoi surprendre Valentine de prime abord, mais aventureuse elle goûte de tout. Le thé vert (sans sucre), OK. La soupe miso, OK.  Le poisson à décortiquer avec les baquettes, OK. Les pickles, OK. etc. Ça coince un peu sur l’umeboshi. Je pense que si demain il y en a encore, il sera mien.thumb_IMG_20150802_091912_1024

Après la réservation de trains que nous n’avions pas encore pris le temps de faire (il est temps! Demain nous partons pour Kyôto), nous allons à Harajuku. C’est toujours le temple des looks extravagants, mais je suis déçu, c’est plus sage que les autres fois. Les boutiques s’enchainent, dans des styles opposés Kawaii, gothique, Hello Kitty, Rock, Princesse, Emo. Un magasin retient notre attention, qui vends toute sorte de badges. Le vendeur donne quelque explications quand c’est écrit en japonais trop costaud pour bibi. Celui-ci veut dire “Critical Hit”??? Hop, j’achète.

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Tout à côté, nous faisons une toute petite partie du parc Yoyogi. Nous passons sous d’immense torii pour attendre le temple Meiji. Et croiser 2 nouveaux mariages.

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Vers midi, nous prenons le monorail qui va sur la gigantesque île artificielle d’Odaiba et descendons juste avant le Rainbow Bridge. Le but est de le franchir à pied, un rituel perso à chaque voyage au Japon. Le lieu est toujours aussi peu fréquenté, ce qui est incompréhensible tant la vue qu’il offre sur Tôkyô est dégagée. Quelques scooters de mer sont de sortie.

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Pour déjeuner, nous prenons de la sandwicherie et des onigiris. Algues et Thon mayo. C’est l’occasion de trouver un peu d’ombre en retrait de la place artificielle, pas très loin de la statue de la Liberté locale.

thumb_DSCF3439_1024Les grands centres commerciaux des alentours nous offrirons à plusieurs reprises un peu de fraicheur pour récupérer. Les places sont chères pour pouvoir s’assoir. À tel point que nous fomentons l’idée d’en faire commerce. Tu veux la table qu’on libère? C’est ¥10,000.

Il y a foule partout. Il faut dire que c’est dimanche et de plus nous tombons en plein Tokyo Idol Festival! Sur plusieurs petites scène un peu partout dans Odaiba des groupes d’Idols sont en représentation. Musicalement c’est pas terrible, les paroles sont toujours un peu les mêmes, seules les chorégraphies sont marrantes. Mais ce qui est flippant c’est le parterre de fans, à 99% des hommes, qui miment les chorés! <blink>ALERTE AUX PERVERS</blink>.thumb_DSCF3446_1024

Pour finir la journée, nous allons au Edo Onsen Monogatari que je commence à bien connaître. J’avais bien expliqué à Valentine le fonctionnement des lieux et des usages pour les bains publics. 2 vestiaires, 3 sortes de consigne différentes, c’est plus compliqué qu’à la piscine.  Tout s’est bien passé et nous nous sommes retrouvés après 30 minutes chacun de notre côté. Trop court tellement c’est une expérience sympa, la prochaine fois on se donnera plus de temps.

L’établissement est une sorte de parc d’attraction, et delà de l’Onsen, des bains de pieds, sauna et massages on peut manger et se divertir. Ainsi, après le bain, un petit plateau de sushis s’offre à nous, suivi d’une coupe de fuits et d’Anko. Nous dépensons quelques yens au jeu de la taupe ou dans les machines à pince (une institution ici) mais rentrons bredouille.

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Cette journée encore remplie s’achève tranquillement, avec à la fois mal à la tête et mal aux pieds. Il est question d’aller demain acheter des chaussures, cette fois je suis prêt, pas comme il y a deux ans. Et dès demain on change radicalement d’ambiance en partant vers l’Ouest.

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